• Un vide à combler

Depuis peu, l’Histoire des Arts est entrée dans les programmes scolaires, et fait même l’objet d’une épreuve orale au brevet des collèges. Amener le plus grand nombre à côtoyer les œuvres d’art est donc devenu "la norme".

Les moyens de communications actuels, très abondants, offrent une variété appréciable de supports pour présenter les œuvres d’art. De l’émission d’Art d’Art, aux magazines pour adultes et enfants, chacun peut trouver une explication de l’art plus ou moins détaillée lui convenant. La vulgarisation comme porte d’accès à l’Art est de nos jours non seulement admise, mais en plein développement, ce dont devrait se réjouir les historiens d’Art vers qui sera attiré, à terme, un public de plus en plus nombreux.

Suivant l’évolution de notre société, nous avons eu l’idée de présenter l’œuvre de Jacques Callot de manière attractive, via un média moderne et en plein développement actuellement : la Bande Dessinée, afin de créer à nouveau un lien entre des publications érudites très précieuses et un public qui souhaite une entrée moins austère dans le monde de l’art.

  • Les publications passées

A la suite de la grande exposition qui a eu lieu au Musée Lorrain en 1992 et du Colloque organisé par la Louvre sur Jacques Callot, des publications des plus érudites ont permis à un public averti de profiter de l’état des connaissances de l’art de ce grand graveur. Depuis, l’état de la question a peu évolué, et surtout, les publications se sont peu approchées du grand public.

  • Ce que Callot a à nous apprendre

La Bande dessinée a pour objet principale une gravure de Jacques Callot représentant la Foire d’Impruneta. Une foire qui avait lieu chaque année à la Saint-Luc. Une foire aux bestiaux.

- vie quotidienne : le sujet aurait pu paraître peu attractif pour un artiste du XVIIe siècle. Pourtant, l’artiste l’a transformé en un véritable reportage sur les différentes activités, anecdotes que l’ont peut rencontrer dans une foire (activités commerciales, attractions pour promeneurs, relations entre les différents protagonistes …). Tintin du XVIIe siècle, Callot donne à voir la vie qu’il observe tel un reporter.

- création artistique au XVIIe siècle : la minutie et le savoir-faire de Jacques Callot sont portés à un niveau tel dans cette gravure qu’elle force l’admiration : quelques 1500 êtres vivants (hommes, animaux …) dans une eau-forte aux dimensions réduites (44 x 68 cm). L’œuvre a valu à son auteur une médaille décernée par Cosmes II de Médicis. Callot travaillait en effet dans un milieu cultivé ; l’interprétation de son travail a fait, dans ce cadre, l’objet de débats, que le lecteur intrigué pourra consulter dans la rubrique pour en savoir plus.

  • Les critiques :

Si un grand nombre de personnes ont montré leu intérêt pour cette démarche, une personne s'est prononcée de manière virulente en affirmant que Jacques Callot n'accepterait pas d'être ainsi "traité". Vos questions et commentaires sont les bien venus pour alimenter le débat. Votre avis sur la vulgarisation nous intéresse.

Lisez les divers et intéressants points de vue en cliquant ci dessous sur "commentaires".

Vous êtes invité(e) également à y laisser le vôtre.

et merci aux personnes qui ont déjà participé !